Vous lisez : Rareté de la main-d’œuvre et transformation technologique

Montréal, le 17 janvier 2019 – En cette nouvelle année, les enjeux auxquels fait face le monde du travail sont de taille. Le plus grand est sans contredit la rareté de la main-d’œuvre qui affecte dorénavant les organisations d’un bout à l’autre du Québec, et ce, tous secteurs confondus. Également, la transformation technologique accélérée du monde du travail chamboule la réalité des organisations qui, pour assurer leur pérennité, doivent s’y adapter à vitesse grand V.

« Il n’existe malheureusement pas de recette unique pour relever ces défis, mais quelques tendances dominantes en matière de gestion de la main-d’œuvre émergent qui modèleront le monde du travail de demain et donneront aux organisations la possibilité de se préparer à affronter les nombreux enjeux actuels. » mentionne Manon Poirier, CRHA, DG de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

1. Embrasser la diversité au sens large

Faire appel aux travailleurs issus de bassins sous-représentés est l’une des solutions à envisager pour répondre aux besoins importants de main-d’œuvre des organisations. Le bassin des immigrants a été fréquemment cité et bien qu’il soit effectivement très porteur, il n’est pas le seul. Pensons aussi aux travailleurs handicapés, aux autochtones, aux travailleurs expérimentés et aux bénéficiaires de prestations de l’aide sociale, par exemple. Certes, ouvrir son organisation à la diversité n’est pas une mince tâche. Cela exige de lutter contre les préjugés et les biais inconscients présents dans l’organisation. Le processus de recrutement doit également être adapté aux groupes sous-représentés. Une fois l’embauche réalisée, il faut de plus prêter une attention particulière à l’intégration. Les retombées d’une embauche et d’une intégration réussies dépassent les murs de l’employeur, elles touchent positivement tout le tissu social en contribuant à changer les perceptions.

2. Réorganiser le travail par la créativité et la technologie

Il n’y a pas que le recrutement qui peut pallier le manque de main-d’œuvre. Une révision de la structure et du mode de travail constitue une autre solution très porteuse. D’une part, une approche créative dans la configuration des postes permettrait d’attirer divers types de ressources. Un poste temps plein pourrait, par exemple, être occupé par deux personnes à temps partiel ou bien être confié à quelqu’un à distance ou même à un consultant externe. D’autre part, les nouvelles technologies, l’automatisation et l’intelligence artificielle libèrent les travailleurs de tâches routinières afin qu’ils puissent se concentrer sur celles qui sont à réelle valeur ajoutée. Les organisations ont tout intérêt à s’attarder et à s’adapter à la révolution technologique qui transforme le monde du travail. Elle peut à la fois résoudre une partie de leurs problèmes reliés à la rareté de main-d’œuvre et contribuer à assurer leur pérennité en contexte de concurrence mondiale grandissante.

3. Développer ses compétences pour éviter l’obsolescence

Le monde du travail évolue à un rythme effréné et il est difficile de prévoir les connaissances et les métiers du futur. Alors que les premières deviennent désuètes rapidement, les seconds exigeront des compétences qui favorisent l’agilité et l’adaptabilité des travailleurs dans un monde du travail en constant changement. Le développement des compétences devrait être vu comme une coresponsabilité entre l’employeur et le travailleur lui même. Le travailleur doit prendre son développement en main afin d’assurer son employabilité et sa pertinence.

4. Rester sain malgré la frénésie du monde du travail actuel

Les changements se succèdent à une vitesse vertigineuse, une avalanche d’informations à traiter déferle en continu, les barrières entre la vie personnelle et professionnelle tendent à disparaître et la pression concurrentielle est grandissante. Il n’a jamais été aussi crucial d’assurer un milieu de travail sain afin que tous puissent se réaliser pleinement, et ainsi offrir le meilleur d’eux-mêmes dans leur travail. Pour ce faire, au-delà des paniers de fruits et des cours de yoga, une stratégie réfléchie devrait être mise sur pied, et ce, en collaboration avec les travailleurs. Cette stratégie doit favoriser de saines pratiques de gestion qui visent l’instauration d’un climat de confiance et de sécurité à la fois psychologique et physique. Un climat de travail sain favorise la rétention et la performance de la main d’œuvre, deux facteurs qui sont d’une importance capitale en contexte de rareté.

« Comme en conviennent largement les employeurs, les principaux enjeux des organisations sont ceux relatifs à la main-d’œuvre. Relever les défis d’aujourd’hui passe par une gestion stratégique des ressources humaines. En 2019, ce n’est plus un luxe, mais une nécessité de s’y attarder! » conclut Mme Poirier.

À propos de l’Ordre des CRHA

Regroupant 10 000 membres, l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés est la référence en matière de pratiques de gestion des employés. Il assure la protection du public et contribue à l’avancement de ses membres CRHA et CRIA. Par ses interventions publiques, il exerce un rôle d’influence majeur dans le monde du travail au Québec. L’Ordre participe ainsi activement au maintien de l’équilibre entre la réussite des organisations et le bien-être des employés. Pour en savoir plus, visitez ordrecrha.org.

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Noémie Ferland-Dorval
Conseillère, affaires publiques
Tél. : 514 879-1636, poste 217
Cell. : 514 476-4918
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