Vous lisez : Ottawa verse 5,4 milliards $ pour l'emploi au Québec

Le gouvernement fédéral transférera 5,4 milliards $ au Québec d'ici 2023. Des ententes en ce sens ont été signées entre le ministre Jean Boulet du Québec et son homologue fédérale, Patty Hajdu. Cette somme comprend des investissements supplémentaires d'environ 680 millions $ pour les années 2017 à 2023.

L'Entente sur le développement du marché du travail comprend 4,2 milliards $ et l'Entente sur le développement de la main-d'œuvre de 1,2 milliard $. Ces pactes permettront de soutenir l'offre de services publics d'emploi dans un contexte de rareté de la main-d'œuvre qui touche toutes les régions du Québec et tous les secteurs d'activité.

Financée par le régime d'assurance-emploi, l'Entente sur le développement du marché du travail aide les citoyens à acquérir une formation, à développer des compétences et à se trouver un emploi rapidement. Elle assure également la création d'une main-d'œuvre compétente, capable de répondre aux besoins actuels et futurs des employeurs.

Pour sa part, l'Entente sur le développement de la main-d'œuvre favorise l'intégration en emploi des personnes plus éloignées du marché du travail, comme les jeunes et les personnes handicapées. Elle leur permet de suivre des formations, de développer leurs compétences et d'acquérir de l'expérience de travail.

Communautaire

Parmi les groupes qui accueille l'annonce avec « satisfaction » en retrouve la Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main-d'œuvre « Il s'agit d'ententes historiques, qui reconnaissent pleinement la force et les résultats obtenus par le modèle partenarial spécifique au Québec » déclare le président Daniel Baril.

CPQ

Le Conseil du patronat est aussi satisfait. D'un côté, en regroupant trois ententes déjà en vigueur, l'Entente sur le développement de la main-d'œuvre permet de réduire considérablement la lourdeur administrative et rend plus accessible des mesures s'adressant à des personnes dont le chemin vers le marché du travail peut être semé d'embuches. Toutefois, nous espérons que les critères d'admissibilité seront adaptés à la réalité du Québec. Par exemple, certaines mesures ne devraient pas se limiter aux régions où le taux de chômage est élevé, car il y en a de moins en moins dans la province, indique-t-on.

FCCQ

Pour Stéphane Forget, président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce, « les moyens ainsi mis à la disposition du Québec pour développer les compétences et former les travailleurs demain sont au bénéfice du marché du travail québécois. »

Source : Le courrier parlementaire

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