Vous lisez : Manque de civilité : toléré par les gestionnaires selon plus d'un travailleur sur deux

Saluer ses collègues le matin et se regarder dans les yeux lorsqu’on se parle, ça peut sembler banal. Toutefois, le manque de civilité engendre de lourdes conséquences sur le climat de travail et sur la productivité de l’entreprise. Malheureusement, plus d’un travailleur sur deux déclare que les gestionnaires de leur entreprise n’interviennent qu’occasionnellement, rarement ou même jamais lorsqu’une telle situation se produit.Saluer ses collègues le matin et se regarder dans les yeux lorsqu’on se parle, ça peut sembler banal. Toutefois, le manque de civilité engendre de lourdes conséquences sur le climat de travail et sur la productivité de l’entreprise. Malheureusement, plus d’un travailleur sur deux déclare que les gestionnaires de leur entreprise n’interviennent qu’occasionnellement, rarement ou même jamais lorsqu’une telle situation se produit.

« Alors que les travailleurs font face à un niveau de stress considérable, que les nouveaux modes de travail entraînent une hausse des interactions et que nous évoluons dans une industrie de service, la manière dont on interagit entre nous devient de plus en plus prioritaire. » déclare M. Florent Francoeur, FCRHA, pdg de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

De la perte de productivité au congédiement
Comme le démontrent plusieurs décisions de la Commission des relations du travail, des comportements incivils tels que le commérage et le manque de collaboration peuvent mener jusqu’au congédiement. Selon un sondage CROP-CRHA, 2 travailleurs sur 3 soutiennent qu’il y a, dans leur milieu de travail, du commérage à propos d’une personne ou de l’entreprise. Cette perception est davantage marquée chez les femmes qui l’affirment à 75 %. Aussi, plus d’un travailleur sur 3 déclare qu’il arrive dans son milieu de travail que des personnes refusent d’aider un collègue, même si elles ont les compétences et le temps pour le faire.

Tous les CRHA sondés par l’Ordre soutiennent que les cas d’incivilité ont des conséquences néfastes sur les relations du travail et sur l’organisation. « Le climat de travail peut devenir si tendu que des travailleurs décident de venir travailler la fin de semaine, simplement pour éviter de rencontrer un employé qui fait preuve d’un comportement incivil. » illustre M. Francoeur. De plus, plusieurs CRHA affirment que, dans leur organisation, les cas d’incivilité ont occasionné une perte de productivité.

Pour plusieurs, la civilité est une évidence, pourtant...
1 CRHA sur 5 mentionne avoir remarqué une hausse des cas d’incivilité au cours des trois dernières années. Cette hausse s’expliquerait notamment par le stress, la surcharge de travail et la diversité en entreprise. De plus, selon un rapport d’expertise, sur 236 plaintes déposées à la Commission des normes du travail pour harcèlement psychologique au travail, plus de la moitié rapportaient des situations d’incivilité.

Prévenir et intervenir
L’instauration, en collaboration avec les employés, d’un code conduite qui décrit les valeurs, les comportements et les attitudes à respecter dans le cadre de leurs activités est une bonne pratique en matière de prévention. D’ailleurs, 3 des CRHA sondés sur 4 mentionnent l’existence d’un tel code au sein de leur organisation.

« Épaulés par les CRHA, les gestionnaires sont responsables du maintien d’un climat de travail sain dans leur équipe. Une situation d’incivilité peut coûter cher à une entreprise. Ainsi, intervenir rapidement est primordial et permet d’économiser temps et argent. » rappelle M. Francoeur.

Trousse sur la civilité en milieu de travail
Soucieux d’outiller les professionnels en ressources humaines et les gestionnaires pour faire face à cette problématique, l’Ordre propose une trousse sur la civilité en milieu de travail accessible à tous.

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