Vous lisez : Les vacances? Connais pas! – Résultats d’un sondage CROP-ORHRI

La période des vacances estivales est amorcée et des dizaines de milliers de travailleurs québécois s’apprêtent à en profiter. Cependant, 25 % d’entre eux devront travailler pendant leurs vacances. C’est ce que révèle un sondage CROP effectué pour l’Ordre des CRHA et CRIA du Québec (ORHRI) en juin dernier.

Du travail pour les vacances…

Ce sondage CROP montre en effet qu’un quart des travailleurs affirment devoir habituellement travailler pendant leurs vacances. C’est ainsi qu’ils doivent prendre connaissance de leurs messages et de leurs courriels, répondre à des urgences, lire des documents ou être disponibles pour le travail.

Cette tendance est encore plus marquée chez les travailleurs plus scolarisés (37 %) et chez les non-francophones (39 %).

« Ce phénomène peut cacher une tendance insidieuse. En effet, certains travailleurs peuvent se sentir coupable de laisser du travail en plan, avoir peur d’être débordés au retour ou désirer bien paraître auprès de leur employeur en travaillant pendant leurs vacances. Cependant, il s’agit là d’une pratique à éviter. Il est important pour la santé physique et mentale de s’accorder du temps pour réellement décrocher du travail. Sans compter que cela a aussi une influence positive sur la productivité », a indiqué M. Florent Francoeur, CRHA, président-directeur général de l’ORHRI.

Une pratique valorisée dans les milieux de travail?

Même si le travail pendant les vacances n’est pas une exigence des employeurs, il peut faire partie de la culture de certaines entreprises. Le sondage révèle en effet que seulement 15 % des travailleurs ont l’impression que leur employeur s’attend à qu’ils travaillent ou soient disponibles pendant leurs vacances. Cependant, près du tiers (32 %) estime que le fait de travailler pendant les vacances est valorisé ou bien vu dans leur milieu de travail. Ce pourcentage se chiffre à 37 % chez les hommes et à 51 % chez les non-francophones.

« Il faut rappeler que cette pratique comporte des effets pervers. Si certains employeurs peuvent y voir des avantages à court terme, cela finit par leur coûter plus cher à moyen terme. L’organisation s’expose ainsi à une augmentation du taux d’absentéisme ou encore une diminution de la motivation des employés. C’est pourquoi il est important d’adopter des pratiques de gestion favorisant un meilleur équilibre entre la vie personnelle et le travail », a conclu M. Francoeur.

Pour en savoir plus…

Les résultats du sondage CROP/ORHRI sont disponibles en format PDF.

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