Vous lisez : Les cadeaux et les partys de Noël ont la cote dans les entreprises québécoises – Résultats d’un sondage CROP-ORHRI

Selon les travailleurs québécois, un nombre important d’employeurs offrent des cadeaux et organisent des partys à l’occasion de Noël. C’est ce que révèle un sondage CROP effectué en novembre 2006 pour le compte de l’Ordre des CRHA et CRIA du Québec (ORHRI).

Les cadeaux de Noël : plus répandus auprès des moins scolarisés

Près d’un travailleur sur deux (47 %) affirme que son employeur offre un cadeau à ses employés à l’occasion des fêtes de fin d’année. Fait intéressant à noter : ce pourcentage s’élève à 58 % chez les travailleurs qui ont entre 8 et 12 ans de scolarité contre seulement 38 % chez ceux qui possèdent plus de 16 années de scolarité. « Cela vient peut-être du fait que les employeurs des travailleurs les plus scolarisés sont souvent de plus grosses organisations qui ont d’autres façons de motiver ou de récompenser leurs employés, comme le versement de bonis ou d’autres avantages. À l’inverse, le cadeau de Noël est souvent une façon pour les plus petits employeurs de motiver et de récompenser leurs travailleurs », a précisé M. Florent Francoeur, CRHA, président-directeur général de l’ORHRI.

Les partys de Noël toujours populaires

Dans l’ensemble, 69 % des travailleurs interrogés affirment que leur employeur organise un party pendant la période des fêtes. Cette tendance ne présente pas de différences significatives avec celle qui a été observée au cours des deux dernières années. On note cependant que ce pourcentage s’élève à seulement 39 % chez les ménages dont le revenu annuel est inférieur à 20 000 $. « On peut penser que cela est du au fait que les petits salariés travaillent pour des organisations plus petites, qui ont moins les moyens d’organiser de tels événements », a indiqué M. Francoeur.

L’alcool : la modération a toujours meilleur goût, particulièrement au bureau!

Par ailleurs, 37 % des travailleurs affirment que leur employeur exerce un contrôle sur la quantité d’alcool consommée par ses employés pendant le party de bureau, alors que 54 % affirment le contraire. Notons aussi que 21 % des travailleurs ont indiqué que ces moyens de contrôle ont augmenté au cours des trois dernières années.

Rappelons que les moyens de contrôle pris par les employeurs sont par exemple l’absence de « bar ouvert » ou la limite du nombre de consommations payées par l’employeur, etc.

Quant aux moyens de transport alternatifs pour le retour à la maison comme les coupons de taxi, le covoiturage avec chauffeur désigné ou encore le recours à des organismes tels que Nez rouge, 53 % des travailleurs qui ont un party de Noël organisé par l’employeur disent que ce dernier prévoit de telles mesures. Ce pourcentage s’élève à 64 % dans les régions autres que Montréal et Québec. « Il est évident que, dans les grands centres urbains comme Montréal et Québec, le transport en commun et autres facilités similaires sont plus développés qu’en région. C’est probablement ce qui explique pourquoi les employeurs en région prévoient davantage de moyens alternatifs de transport à l’occasion du party de Noël », a ajouté M. Francoeur.

Les congés de Noël : la région de Québec remporte la palme

En moyenne, les travailleurs prévoient s’absenter du travail sept jours (fériés et/ou ouvrables) entre le 20 décembre et le 7 janvier. Sur ces sept jours de congé, cinq sont rémunérés par l’employeur.

En outre, on observe que si 13 % des travailleurs prévoient prendre entre 15 et 19 jours de congé pendant la période des fêtes, ce pourcentage se chiffre à 23 % chez ceux qui résident dans la région de Québec.

Enfin, notons que 10 % des travailleurs interrogés ne prévoient prendre aucun jour de congé pendant la période des fêtes.

Les résultats du sondage CROP/ORHRI sont disponibles en format PDF.

Ajouté à votre librairie Retiré de votre librairie