Vous lisez : Bien-être des individus et rendement organisationnel

Quand vient le temps de se questionner sur comment arrimer le bien-être des individus et des équipes et le rendement organisationnel, l’environnement de travail et la culture organisationnelle sont les éléments qui font toute la différence.

Les employeurs qui misent sur un environnement de travail sain, dans lequel chacun peut se réaliser pleinement, et qui agissent en ce sens ont tout à gagner. Un environnement où le respect des individus et de ce qui les distingue est particulièrement encouragé, et qui laisse place aux objectifs de carrière favorables à l’atteinte de ceux de l’organisation, crée nécessairement un milieu propice au bien-être de chacun et, du même coup, au rendement organisationnel.

Les employés d’aujourd’hui recherchent les milieux de travail qui leur permettront de passer à une autre étape dans leur carrière, de progresser, voire d’explorer des ressources personnelles jusque-là insoupçonnées. L’employeur se retrouve alors à jouer un rôle davantage orienté sur le coaching pour accompagner l’employé dans son développement, tout en focalisant sur le rayonnement et la croissance de l’organisation. Dans ce cadre, les employeurs qui demandent à leurs employés d’établir leur plan de développement en tenant compte des objectifs de l’organisation et qui investissent le temps et les efforts requis pour en soutenir la réalisation adoptent une posture non seulement gagnante, mais parfaitement ancrée dans la réalité actuelle du monde du travail.

De même, une culture organisationnelle qui valorise le respect de chacun, l’innovation et le dépassement de soi a de bonnes chances de contribuer à l’arrimage auquel je fais allusion un peu plus haut. La culture organisationnelle est inévitablement influencée par les comportements des dirigeants de l’organisation qui doivent faire preuve de vigilance et de vision quant aux valeurs qu’ils promeuvent.

Ainsi, souligner l’innovation et le dépassement de soi exige un grand doigté de la part de l’employeur qui doit faire valoir les avantages qu’en retirent tant les employés que l’organisation. Trop pousser, encourager une compétition malsaine, qui engendre forcément des conflits, ou ignorer les effets néfastes potentiels sur la santé des personnes entraînera un résultat exactement contraire à celui escompté, soit l’instauration d’une culture axée sur le bien-être et l’épanouissement de tous et favorable à l’atteinte des objectifs de l’organisation.

Une culture organisationnelle performante sousentend nécessairement un climat de travail harmonieux où le respect est valorisé à tous les niveaux. Pour créer une telle culture, il est essentiel qu’une action rapide et immédiate réponde aux comportements déviants. Un dirigeant qui réprime ces comportements affirmera sa volonté d’instaurer un contexte organisationnel exempt de conduites abusives, dénigrantes ou agressives. Simultanément, lorsque des situations délicates seront portées à sa connaissance, il mettra tout en oeuvre pour résoudre le cas, entre autres, en procédant à une enquête qui lui fournira les outils adéquats pour agir. De cette façon, les conflits se règlent rapidement, la confiance entre employeur et employés est sauvegardée et les énergies sont de plein gré concentrées sur le rendement de l’organisation.

L’action managériale réfléchie et diligente demeure la meilleure approche à adopter par l’organisation qui veut à la fois faire cesser les comportements inappropriés, montrer qu’elle est soucieuse du bien-être de ses employés et prouver que l’instauration d’un climat propice à la pleine réalisation de chacun et chacune assure aussi sa croissance et sa pérennité.

Marianne St-Pierre-Plamondon, CRHA
Source : Revue RH, volume 21, numéro 3, juillet/août/septembre 2018.
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