Vous lisez : Rentrée 2017 : Le début d’un mandat captivant

Le numéro de la rentrée de notre revue RH me donne une belle occasion de m’adresser à tous les membres. Élue présidente de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés en mai dernier, c’est avec grand enthousiasme que j’aborde mes nouvelles fonctions. La période estivale m’ayant permis d’approfondir les dossiers en cours, il m’a semblé important de vous présenter ma vision de quelques-uns d’entre eux. 

Développement de la profession, crédibilité et notoriété

Ces notions ne sont pas nouvelles à l’Ordre. Déjà, la planification stratégique 2012-2015 plaçait en tête de ses enjeux le développement du rôle stratégique de la fonction ressources humaines et de la marque CRHA. La planification 2015-2018, Savoir, être, agir, poursuit dans la même veine et la suivante, que nous élaborerons au cours des prochains mois, raffermira encore cette volonté.

Pour moi, il est évident que la notoriété du titre est directement fonction de la compétence des membres. Il importe donc que l’Ordre dispose de mesures rigoureuses qui assurent la qualité de leur expertise.

J’entends ainsi orienter les actions de l’Ordre sur le rôle premier d’un ordre professionnel, c’est-à-dire la protection du public, notamment par la bonification du processus d’inspection professionnelle qui visera également le développement des compétences. 

L’Ordre dans les débats de société

Les enjeux liés au monde du travail se retrouvent de façon constante sur le fil de presse puisqu’ils touchent une grande partie de la population. Pensons au débat sur le salaire minimum, à la révision de la Loi sur les normes du travail ou à l’augmentation des problèmes de santé mentale au travail, tous ces sujets ont une résonnance socioéconomique ressentie dans tous les secteurs d’activité.

Je souhaite donc que l’Ordre intervienne et s’exprime au moyen de prises de position d’impact dans les médias de façon à démontrer que ses membres sont les professionnels les plus compétents et les mieux informés en ces matières. Il doit absolument endosser un rôle de chef de file dans les débats sociaux en prenant publiquement la parole dès que l’occasion se présente.

Soutenir la pratique des membres

Les exigences de la profession évoluent continuellement. Technologies omniprésentes, diversité et inclusion, transformation rapide, immigration, les CRHA et CRIA s’attendent à ce que l’Ordre exerce une vigie constante de cette évolution, qu’il les dote d’outils efficaces et qu’il leur offre la possibilité d'actualiser leurs connaissances à l’aide de formules novatrices et diversifiées.

L’Ordre doit adopter des mesures pour assurer la valeur ajoutée du titre, et ce, pour tous les profils de membres. Des initiatives concrètes applicables sur le terrain, des formations innovantes et avant-gardistes, une plus grande accessibilité par la gratuité et la technologie, tous les efforts doivent être déployés pour créer une synergie forte et dynamique à travers tout le Québec et même au-delà.

L’Ordre doit aussi tout mettre en oeuvre pour accompagner et soutenir ses membres dans leur rôle d’agent de changement. Véritables piliers stratégiques au sein des organisations, ils sont les mieux outillés pour promouvoir et implanter de nouveaux modèles d’affaires adaptés aux réalités émergentes du monde du travail.

Mener à terme le plan stratégique 2015-2018

Nous avons déjà entamé la dernière année du plan stratégique 2015-2018. Avant de laisser ses fonctions, mon prédécesseur, M. Richard Blain, CRHA, a dressé un bilan positif des réalisations. Il est toutefois toujours possible de pousser plus loin nos objectifs et c’est bien ce que je me propose de faire afin de tracer la voie pour les travaux d’élaboration de la prochaine planification.

Actes réservés

L’Ordre travaille sur ce dossier depuis déjà quelques années. Il a effectué de nombreuses rencontres de sensibilisation auprès de l’Office des professions, des représentants politiques et d’autres organismes. À ce jour, aucune démarche n’a encore obtenu de résultats définitifs, mais le débat n’est pas clos pour autant. Je reste convaincue que certains actes identifiés par l’Ordre et régulièrement posés par ses membres sont susceptibles d’entraîner des préjudices pour le public.

C’est pourquoi il m’apparaît essentiel, dans le cadre de mon mandat, de poursuivre nos efforts en ce sens. La réserve d’actes constituerait une reconnaissance de la rigueur de l’éthique professionnelle des CRHA et CRIA quand il s’agit de protection du public.

En terminant, tous ces dossiers concernent directement l’avancement de la profession et c’est avec conviction que je m’emploierai à les mener à terme avec la collaboration du conseil d’administration, de la direction générale, du personnel de l’Ordre et, bien sûr, avec l’appui de tous les membres de l’Ordre.

Source : Revue RH, volume 20, numéro 3, septembre/octobre 2017.
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