Vous lisez : Politiques publiques : un soutien à ne pas négliger

Les normes et politiques élaborées par le gouvernement québécois nous sont souvent d’une grande aide dans notre champ d’expertise. Elles servent de base à nos discussions avec l’employeur, appuient nos arguments lors de négociations, soutiennent et récompensent nos programmes à l’intention des employés, etc.

Les lois et normes applicables dans notre domaine sont nombreuses. Dans le champ du développement des compétences par exemple, un enjeu stratégique s’il en est, il y a toute une panoplie de programmes et de services qui sont offerts aux entreprises par Emploi-Québec.

Un soutien à la formation tous azimuts!
Je pense en premier lieu à l’initiative Investissement-compétences, lancée il y a un an à peine par la Commission des partenaires du marché du travail, en collaboration avec Emploi-Québec. Ce programme vise à favoriser une culture de la formation continue dans les milieux de travail. Il comporte entre autres un volet destiné à soutenir les PME dans leurs activités de formation.

Il me vient aussi à l’esprit le Programme d’apprentissage en milieu de travail, une solution concrète qui permet de mettre à profit l’expertise des employés expérimentés comme levier pour former de jeunes recrues. Tout au long de cette démarche de compagnonnage, l’entreprise bénéficie du soutien d’un conseiller d’Emploi-Québec ainsi que d’une aide financière.

Sans oublier les comités sectoriels de main-d’œuvre qui proposent entre autres des mesures encourageant le développement des compétences et les mutuelles de formation qui sont un bon moyen de structurer collectivement des services de formation.

Une nouvelle norme en santé mentale…
Nous le savons tous, les problèmes de santé mentale sont devenus un enjeu majeur pour les entreprises canadiennes. La Commission de la santé mentale du Canada révèle dans son rapport de janvier 2013 que « les troubles mentaux et la santé mentale entraînent des coûts évalués à au moins cinquante milliards de dollars par année au Canada ». Consciente de cette problématique, la Commission a publié au début de l’année une nouvelle norme, intitulée Santé et sécurité psychologiques en milieu de travail. D’application volontaire, cette norme est destinée à aider les entreprises à améliorer leur milieu de travail pour le rendre sain et sécuritaire sur le plan psychologique. Nous disposons ainsi d’un nouvel outil qui nous sera fort utile pour instaurer ou consolider des mesures de prévention et de dépistage des problèmes de santé mentale.

C’est la performance des entreprises qui est menacée. Il faut donc intervenir de toute urgence. C’est pourquoi le prochain congrès de l’Ordre convie la communauté RH, en novembre prochain, à une vaste réflexion sur le thème de l’équilibre performance de l’organisation et mieux-être des employés.

Ce ne sont là que quelques exemples des multiples politiques et normes publiques relatives à chacun des champs d’exercice de notre profession. Encore faut-il les connaître et savoir quand et comment les appliquer! Sur ce plan, à titre de conseillers en ressources humaines, nous nous devons de nous tenir à jour, ce qui nous permettra d’exercer notre rôle-conseil de manière éclairée.

Je passe le flambeau…
Mon second mandat à titre de présidente du conseil d’administration de l’Ordre se terminera dans quelques semaines. J’aimerais profiter de cette tribune pour remercier mes collègues du conseil d’administration et les employés de l’Ordre, qui m’ont constamment soutenue au cours de ces quatre années.

Tout au long de mon mandat, l’Ordre a continué d’accompagner ses membres dans le développement de leur carrière. Une réalisation dont nous sommes très fiers, le développement des compétences demeurant notre cheval de bataille, c’est l’implantation du programme de formation continue. L’écart se creuse entre les membres de l’Ordre et... les autres.

En parallèle, nous avons aussi accentué notre travail en vue de mettre le titre en valeur et de crédibiliser la profession. Notre récente campagne de publicité est là pour en témoigner! L’Ordre a également pris un virage membership pendant la dernière année. Le cap des neuf mille membres a été atteint et nous mettons tout en œuvre pour convaincre tous les professionnels admissibles à joindre nos rangs.

Bref, j’ai eu beaucoup de plaisir à participer de près aux activités de l’Ordre. Ce fut une expérience très enrichissante sur les plans tant professionnel que personnel.

Martine Drolet, CRHA, présidente du conseil d’administration

Source : Effectif, volume 16, numéro 2, avril/mai 2013.

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