Vous lisez : Les préoccupations des gestionnaires fédéraux
Au sein du gouvernement fédéral, plusieurs consultations sont menées par la Communauté nationale des gestionnaires (CNG) afin de cerner le mieux possible les besoins et la réalité des gestionnaires œuvrant dans la fonction publique canadienne, dont le nombre atteint plus de 50 000 au pays. Ces sondages, dont les tout derniers ont été effectués en novembre et en décembre 2012, permettent notamment de produire un instantané de leurs préoccupations et de leurs idées concernant la gestion des ressources humaines et de formuler des recommandations à l’intention de différentes instances. Voici quelques données tirées de cette consultation, regroupées par grands dossiers.
  • La gestion du rendement – La planification, l’établissement des objectifs, la mesure des résultats, l’évaluation du rendement et la rétroaction sont regroupés sous ce thème qui est la préoccupation principale des gestionnaires fédéraux. Seulement 55 % d’entre eux ont confiance en leurs compétences en gestion du rendement, tandis que 45 % ne se sentent pas en mesure de gérer efficacement le rendement des employés.
     
  • La mobilisation – Les gestionnaires interrogés se sentent mobilisés (53 %) ou très mobilisés (37 %). Toutefois, ils sont d’avis que ce n’est pas le cas de leurs employés : selon 74 % d’entre eux, leur plus gros défi sur le plan de l’effectif sera, au cours des 12 à 24 prochains mois, de garder leurs employés mobilisés et motivés. 
     
  • La communication – La communication entre eux et la haute direction est aussi une grande préoccupation des gestionnaires. De fait, ils soulignent l’importance d’être bien informés et 54 % d’entre eux croient que leur organisation communique bien les renseignements concernant les récentes décisions budgétaires.
     
  • La fierté et la reconnaissance – Plus du tiers (37 %) des gestionnaires ont indiqué ne pas recevoir de reconnaissance significative lorsqu’ils accomplissent un travail bien fait, ce qui, selon eux, les aiderait à renforcer une fierté chancelante à titre de fonctionnaire. Parmi les motifs portant atteinte à la fierté de faire partie de la fonction publique, ils ont cité les réductions de budget et de personnel, la lourdeur de la charge de travail et la couverture médiatique détériorant leur image de même que la perception négative du public à l’égard des fonctionnaires. 
     
  • La santé mentale – Alors qu’en vingt-cinq ans, le nombre de réclamations au régime fédéral d’assurance invalidité a plus que doublé, passant de 602 en 1991 à 1575 en 2011, les gestionnaires se sentent peu outillés pour aider leurs employés à surmonter leurs troubles de santé mentale. Ils souhaitent avoir un meilleur accès à des conseillers (44 %), disposer de politiques et de lignes directrices favorables à une intervention rapide (22 %) ainsi qu’obtenir des éclaircissements relativement à leurs rôles et à leurs responsabilités en matière de gestion de l’invalidité (20 %).
     
  • Les priorités changeantes et concurrentes – Les gestionnaires interrogés veulent améliorer leurs compétences en matière de gestion du changement. Leurs besoins en matière de soutien et d’outils sont de la formation en gestion des priorités concurrentes (38 %), au sujet des conversations délicates et du règlement de conflits (28 %) ainsi qu’en planification de l’effectif (23 %).

Source : Effectif, volume 16, numéro 3, juin/juillet/août 2013.


Source La Voix des gestionnaires : Consultations nationales 2012

 

Ajouté à votre librairie Retiré de votre librairie