Vous lisez : Assurer la protection du public avant tout!

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je prends la relève au poste de présidente élue du conseil d’administration de l’Ordre, pour un mandat de deux ans. Comme je faisais déjà partie du conseil ces dernières années, je connais les dossiers prioritaires de l’Ordre. Avec l’appui des administrateurs, je compte poursuivre la réalisation des activités du plan stratégique 2012-2015 déjà bien amorcées.

À court terme, il s’agira de continuer de promouvoir la contribution stratégique de la fonction ressources humaines à la prospérité des organisations. Pour ce faire, l’éthique, la conformité et la qualité de la pratique ainsi que la protection du public doivent sans contredit faire partie de nos priorités. Bien sûr, pour gagner encore plus en notoriété, l’Ordre devra selon moi maintenir et accroître sa visibilité publique dans les différentes sphères de la société. Et enfin, il est primordial d’assurer la pérennité et le rayonnement de notre ordre professionnel, non seulement en étant à l’écoute de nos membres afin de nous assurer que l’Ordre répond adéquatement à leurs attentes et à leurs besoins, mais aussi par des stratégies de croissance du membership adaptées aux divers segments de notre clientèle, la grande communauté RHRI québécoise.

À ce propos, mon premier éditorial sera consacré à un secteur d’activité spécifique, auquel nous nous intéressons pour la première fois : la fonction publique. De fait, les personnes qui œuvrent en gestion des ressources humaines, que ce soit au niveau fédéral, provincial ou municipal, jouent un rôle de toute première importance dans la société québécoise. Il suffit d’évoquer le nombre de travailleurs dans les domaines de l’éducation et de la santé au Québec pour réaliser la tâche colossale accomplie par ces professionnels, et ce, dans tous les champs de pratique.

Je pense entre autres aux relations du travail. Nous connaissons tous le taux élevé de syndicalisation du secteur public, plus de 80 %. Est-ce un atout ou un inconvénient? Là n’est pas mon propos... Une chose est certaine, cette forte présence syndicale fait partie du paysage de tous les professionnels en ressources humaines de ce secteur. Mais, là comme ailleurs, les pressions du marché sont énormes et les syndicats doivent également s’y adapter.

Aussi, la question des régimes de retraite, que le rapport D’Amours a récemment remise à l’avant-scène, constitue un enjeu majeur, notamment pour les professionnels en relations du travail qui interviennent dans le secteur municipal. Dans plusieurs municipalités, ils ont dû renégocier, avec les parties patronale et syndicale, des régimes de retraite devenus quasi insoutenables financièrement. La ville de Saguenay, qui a dernièrement convenu d’un nouveau régime après deux années de négociation avec le syndicat, en est un bon exemple.

Par ailleurs, le secteur privé livre une forte concurrence au public pour une main-d’œuvre qui se fait de plus en plus rare. Là encore, les professionnels en ressources humaines doivent demeurer à la fine pointe de leurs compétences pour réussir à attirer, conserver et, surtout, mobiliser des employés qui sont sollicités de toutes parts et qui ne cherchent plus à faire carrière chez un seul employeur.

Pour restaurer la confiance du public
Vous pourrez le constater en consultant ce numéro, les défis sont grands pour les professionnels en ressources humaines qui œuvrent dans la fonction publique, en cette période où la confiance des citoyens dans l’appareil gouvernemental s’est peu à peu effritée. Dans un contexte en profonde mutation, les employés de l’État doivent démontrer un sens de l’éthique exemplaire. En ce qui concerne les professionnels RH, je suis convaincue que l’appartenance à l’Ordre contribuera en partie à rétablir cette confiance du public. Elle témoigne en effet de leur adhésion à des valeurs déontologiques, et ce, dans l’intérêt premier des citoyens.

Être membre de l’Ordre, c’est aussi avoir l’obligation de maintenir ses compétences à jour, par la formation continue et c'est adhérer aux règles d’éthique de la profession. Tous les CRHA et CRIA, qu’ils travaillent dans la fonction publique ou dans le secteur privé, manifestent ainsi leur volonté de remplir leurs fonctions avec un professionnalisme et une rigueur irréprochables. C’est ainsi, et seulement ainsi, que la protection du public sera assurée.

Chantal Bilodeau, CRIA, présidente du conseil d’administration

Source : Effectif, volume 16, numéro 3, juin/juillet/août 2013.

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