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Être actif au travail : bien plus qu’une tendance

De plus en plus d’entreprises font la promotion de la pratique régulière d’activités physiques dans leur milieu de travail. Avoir un gym ou un terrain de volleyball au bureau, investir dans un comité vélo pour promouvoir le transport actif, accorder des horaires flexibles ou offrir des incitatifs financiers sont des mesures populaires, et particulièrement appréciées des travailleurs. Est-ce une tendance ou une nouvelle norme?

La culture d’entreprise et le bien-être

Les attentes que les employés ont envers leur employeur évoluent avec le temps. Le salaire n’a plus le pouvoir d’autrefois! Les travailleurs des générations Y et Z recherchent de plus en plus un milieu de travail avec une culture d’entreprise forte. Et la beauté dans tout ça, c’est qu’une culture organisationnelle favorable au bien-être et à la santé des employés a des effets bénéfiques tant pour le personnel que pour l’organisation.[1]

Les avantages pour l’entreprise de promouvoir l’activité physique au travail

En plus des bienfaits personnels que procure la pratique régulière d’activités physiques, il y a de véritables avantages pour l’entreprise qui choisit d’en faire la promotion. Études à l’appui.

  1. Meilleure attraction et fidélisation des employés : Ce type de conditions de travail est de plus en plus populaire auprès des jeunes employés.[2] De plus, pratiquer une activité physique au moins une fois par semaine au travail favorise l’augmentation de l’engagement de l’employé.[3]
  2. Meilleure gestion du stress : La pratique d’activités physiques améliore l’humeur et réduit les symptômes de stress.[4] Et la pratique d’activités physiques avec ses supérieurs réduit considérablement le stress associé aux liens hiérarchiques.[5]
  3. Augmentation de la productivité : En encourageant la pratique régulière d’activités physiques, l’employeur contribue à une meilleure satisfaction des employés et à l’optimisation de leur performance.[6] Les personnes qui pratiquent régulièrement des activités physiques augmentent leur productivité de 9 % en moyenne.[7]
  4. Diminution de l’absentéisme : Les personnes qui pratiquent régulièrement des activités physiques s’absentent du travail moins souvent et moins longtemps que leurs collègues inactifs.[8]
  5. Développement de l’esprit d’équipe : Les activités physiques pratiquées avec des collègues de travail améliorent les relations interpersonnelles.[5] Les programmes de santé et mieux-être en entreprise sont reconnus pour leur potentiel d’amélioration du travail d’équipe, de la collaboration et de la confiance entre les employés.[9]

L’appui du gouvernement du Québec

Les bienfaits de l’activité physique au travail sont prouvés. Le gouvernement du Québec a même publié un important avis scientifique à ce sujet et deux initiatives s’en sont suivies.

ACTIZ : LA référence pour être actif au travail

Il existe désormais une ressource complètement gratuite en ligne pour aider les PME québécoises à faire la promotion de l’activité physique au travail : ACTIZ. Vous y découvrirez les bénéfices, des trucs et des témoignages, ainsi que des outils pour passer à l’action.

Financement disponible!

Un financement pouvant atteindre 40 000 $ est offert pour l’aménagement d’installations sportives sur les lieux de travail, l’achat de matériel et d’équipement ou l’organisation et la promotion d’activités physiques. Consultez les critères d’admissibilité du programme d’aide financière aux entreprises en matière d’activités physiques.

Être actif au travail est donc beaucoup plus qu’une tendance, surtout au vu des preuves scientifiques et des moyens déployés par le gouvernement. Emboîter le pas dès maintenant représente un avantage concurrentiel pour une entreprise.

Sources

  1. BAICKER, K., CUTLER, D., et coll. (2010). « Workplace Wellness Programs Can Generate Savings », Health Affairs, vol. 29, n°2, p. 304-311.
  2. ANDERSON, L. M., QUINN, T. A., et coll. (2009). « The Effectiveness of Worksite Nutrition and Physical Activity Interventions for Controlling Employee Overweight and Obesity: A Systematic Review », American Journal of Preventive Medicine, vol. 37, n°4, p. 340-357.

    SECRÉTARIAT À LA JEUNESSE (2016). Promouvoir la conciliation entre le travail, les responsabilités liées à la vie familiale et les études, Gouvernement du Québec. (Consulté le 27 juin 2018).

  3. RAUTJÄRVI, Heli (2016). The relationship between physical activity, sedentary behavior and work engagement.
  4. CANADIAN SOCIETY FOR EXERCISE PHYSIOLOGY (2013). Physical Activity Training for Health (CSEP-PATH), Ottawa, 210 p.

    RAGLIN, J. S. et WILSON, G. S. (2012). « Exercise and its Effects on Mental Heatlh », dans BOUCHARD, C., BLAIR, S. N., HASKELL, W., éditeurs, Physical Activity and Health, deuxième édition, Human Kinetics, Champaign.

    SCULLY, D., KREMER, J., et coll. (1998). « Physical Exercise and Psychological Well Being: A Critical Review », British Journal of Sports Medicine, vol. 32, n°2, p. 111-120.

    US DEPARTMENT OF HEALTH AND HUMAN SERVICES (2008). Physical Activity Guidelines for Americans: Be Active, Healthy, and Happy!. (Consulté le 27 juin 2018).

  5. MICHISHITA, R., JIANG, Y., et coll. (2017). « The Practice of Active Rest by Workplace Units Improves Personal Relationships, Mental Health, and Physical Activity Among Workers », Journal of Occupational Health, vol. 59, n°2, p. 122-130.
  6. CONN, V. S., HAFDAHL, A. R., et coll. (2009). « Meta-Analysis of Workplace Physical Activity Interventions », American Journal of Preventive Medicine, vol. 37, n°4, p. 330-339.

    O’DONNELL, M. (2017). Health Promotion in Workplace, 5e édition, Art and Science of Health Promotion Institute, 721 p.

  7. PELLETIER, B., BOLES, M., et coll. (2004). « Change in Health Risks and Work Productivity Over Time », Journal of Occupational and Environmental Medicine, vol. 46, n°7, p. 746-754.
  8. PROPER, K. I., VAN DEN HEUVEL, S., et coll. (2006). « Dose–Response Relation Between Physical Activity and Sick Leave », British Journal of Sports Medicine, vol. 40, n°2, p. 173-178.

    VAN DEN HEUVEL, S., BOSHUIZEN, H., et coll. (2005). « Effect of Sporting Activity on Absenteeism in a Working Population », British Journal of Sports Medicine, vol. 39, n°3, p. e15.

  9. BERRY L., MIRABITO A., et coll. (2010). What’s the Hard Return on Employee Wellness Programs?, 10 p.
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