Vous lisez : Une retraite… sur le terrain!

Une mer d’émeraude, une longue bande de sable blanc jonchée d’algues, bordée de quelques palmiers et de petites masures rafistolées avec des bouts de toile fournis par l’ONU après le désastre de l’ouragan Matthew, cinq ans plus tôt. C’est ce qu’a d’abord vu Danielle Leblanc, les yeux mi-clos sous un soleil éblouissant, quand elle a mis les pieds pour la première fois dans la 3e section communale de Saint-Jean-du-Sud en Haïti. Puis, on lui a indiqué un beau bâtiment en dur, nouvellement érigé, pour héberger la première boulangerie de la section Saint-Martin : « son projet » pour les semaines à venir.

L’idée de la boulangerie est venue à l’UCAD (Union des cadres pour le développement), une petite ONG de la ville des Cayes, parce que la 3e section communale, dépourvue de services, pouvait difficilement se fournir en pain. Il fallait prendre la route, mauvaise, et rouler sur plusieurs kilomètres avant de trouver un fournisseur. Avec DESI (Développement, Expertise et Solidarité Internationale), le projet est devenu une réalité et Danielle est venue aider l’équipe à monter un plan d’affaires réaliste pour la petite entreprise communautaire. Cet après-midi, elle doit prendre contact avec l’équipe de production et rencontrer les marchandes qui font le plein de petits pains qu’elles vont revendre avec bénéfice aux alentours. La boulangerie fonctionne déjà très bien. En peu de temps, elle est devenue le centre d’intérêt de la petite communauté, le lieu où tout le monde passe et se rassemble.

DESI
La devanture de la boulangerie après l’ouverture officielle

Pour Danielle, cette mission, c’est le bonheur. Gestionnaire dans le domaine culturel, elle rêvait déjà de la coopération dans la vingtaine. Mais la vie l’a entraînée ailleurs et c’est seulement à la retraite qu’elle a enfin pu partir. Toutefois, voyager ne lui suffit pas : « Comme touriste, tu n’es pas en lien direct avec le monde ». Avec la coopération, elle se lance un défi. Il lui faut s’adapter à une façon de faire et à un mode de travail différents et mettre en jeu toute sa créativité pour trouver comment produire des résultats avec des moyens limités. C’est donc un défi professionnel autant que personnel. Mais sortir de sa zone de confort est la seule façon pour elle de vraiment apprivoiser une autre culture. Et c’est un plaisir.

Danielle a accepté des missions avec différentes ONG, puis elle a essayé DESI, avec laquelle elle aime beaucoup collaborer. « Avec DESI, on prend le temps de faire les choses en profondeur. Et puis, le coopérant est partie prenante avec la direction dans le projet. Peut-être parce que DESI est une ONG plus petite… ». Une ONG à la mesure de ses membres, qui recrute en permanence de nouveaux candidats et candidates désireux de s’impliquer et de mettre leur expertise au service de communautés en développement et, comme Danielle, de contribuer un tant soit peu « à une vision d’un monde meilleur ».

Si l’expérience vous attire, n’hésitez pas à visiter notre site Internet et à poser votre candidature [http://ong-desi.qc.ca/engagez-vous/] ou contactez francois.durand@ong-desi.qc.ca pour plus d’informations. Ce sera un plaisir de vous rencontrer et de répondre à toutes vos questions. Et qui sait? Nous pourrions vous lancer un défi.

Comité de membership

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